Si nos chagrins sont trop douloureux, consulter un psychothérapeute ou un psychanalyste aidera à identifier ce qui se joue derrière cette blessure narcissique.
Le rôle du spécialiste sera dans un premier temps d’évaluer la nécessité ou non d’une prise en charge, selon les conséquences du traumatisme. Un chagrin d’amour, dans la mesure où il est le lot de tous, peut être plus ou moins facilement surmonté. Tout dépend de l’histoire de chacun. En tout état de cause, un travail sur soi réactivera les pulsions de vie et fera mentir la chanson qui veut que chagrin d’amour dure toute la vie...
Le besoin d’amour se transformera ainsi en plaisir d’amour, ce qu’il ne doit en aucun cas cesser d’être. Encore faudra-t-il que soient dissociés plaisir et besoin, ce qui fait partie du rôle du praticien. Le besoin est lié aux fonctions vitales et concerne donc aussi la sphère professionnelle. L’indication incontournable d’une consultation est le cas où la souffrance limite le champ social : plus de goût au travail, aux études, désocialisation, etc.
Toutefois, il n’est pas utile d’en arriver à ces extrémités pour bénéficier du confort d’une thérapie. Chantal, 35 ans, célibataire, l’explique : Par l’intermédiaire d’une amie, divorcée, et au regard de la transformation qui s’est opérée chez elle, autant au niveau professionnel qu’affectif, moi qui n’avais pas de problème particulier, j’ai décidé aussi de consulter un psychanalyste.
J’ai réalisé que je n’avais pas fait le deuil d’une relation amoureuse. Après six mois de « divan », j’ai eu la chance de rencontrer par Internet une personne avec qui j’ai l’intention de me marier. Si j’ai pu guérir d‘un chagrin d’amour, j’ai aussi levé des interdits sur le plaisir…